( 15 juillet, 2011 )

Les Nuées. Aristophane

Ce résumé est suffisamment complet mais il reste assez synthétique. Veuillez excuser et corriger les fautes d’orthographe.

Fiche de lecture

Les Nuées

Aristophane 

Introduction:

Aristophane est l’auteur comique de l’antiquité. Cette pièce est du Vème siècle avant JC.

 

Prologue 1

La pièce commence avec Strepsiadès (fils de Phidôn, Strepsiadès du dême de Kikynna), ce dernier se plaint de plusieurs choses, d’une part, de la guerre mais il ne développe pas ce point, de l’autre, de ne pouvoir châtier ses esclaves, puis, d’un jeune homme rêvant constamment de chevaux (Phidippidès, son fils). Il ne dévoile pas encore son identité. Strepsiadès décide de faire ses comptes, d’observer ses dettes, il en constate une qu’il doit notamment à Pasias parce qu’il a acheté Koppatias.
Nous apprenons ensuite que le jeune homme dont se plaint Strepsiadès est Phidippidès, il rêve de courses de chevaux, nous apprenons également qu’il est son fils.
Ce dialogue est comique de par sa situation; le père répond aux commentaires du fils qui rêve en se plaignant de sa ruine.
Phidippidès se réveille puis se rendort. Strepsiadès se plaint à nouveau, mais cette fois de son mariage. Il maudit le jour où il se maria. Le lecteur connait ainsi le passé de cet homme grognon :
Avant de se marier, il était « paysan », « inculte, négligé et couché au hasard, riche en abeilles, en brebis, et en marc d’olives ».
Puis il s’est marié avec une fille de la ville, nièce de Mégaklès, « femme altière, luxueuse ».
Dans cette même réplique, nous avons des bribes de description du déroulement d’un mariage grec : quand il se met au lit, il sent le vin, les figues sèches (Et oui ! Les fameuses friandises dont nous parlions en histoire les enfants !)
Le récit que nous fait Strepsiadès est interrompu par une courte réplique d’un serviteur annonçant qu’il n’y a plus d’huile dans la lampe ; Le changement de comportement du maître vis-à-vis de son serviteur puis le moment où il se voit conteur rend un effet comique.
Il raconte enfin la naissance de son fils, mais surtout, le choix de du prénom. En effet, son « excellente femme » voulait que son prénom ait un rapport avec les chevaux. Ils finirent par opter pour Phidippidès. Elle ne cessait de dire tendrement à son fils que plus tard, il conduirait un char comme Mégaklès ; pendant que son père lui, lui parlait de chèvres (et non, le petit n’en avait strictement rien à fiche), et voyait monter en lui son goût pour les chevaux.
Retour au présent, Strepsiadès voudrait réveiller son fils doucement. Il le fait. Il demande ensuite à son fils s’il l’aime. Ce dernier jure que oui par Zeus Dieu des chevaux, ce qui répugne le père. Le père lui donne des conseils : aller dans une petite maison (le philosophoir) où se trouvent des philosophes tels que Socrate et laisser là l’équitation. Il souhaite, qu’en y entrant, son fils lui apprenne les deux raisonnements. L’un est supérieur, l’autre inférieur. Par le moyen de l’inférieur, on gagne les causes injustes. Si son fils lui apprenait ce raisonnement inférieur, donc le raisonnement injuste, il ne paierait rien de toutes les dettes qu’il a contracté pour son fils.
Son fils refuse, alors Strepsiadès le chasse, Phidippidès décide de partir chez Mégaklès qui ne le « laissera pas sans monture ».
Strepsiadès alors décide d’entrer lui lui-même au philosophoir. Il annonce au disciple qui le reçoit à la porte qu’il veut être lui-même disciple.
Aristophane, ici, se moque de Socrate (Sokratès) en relatant une discussion sur une puce, il vante le maître Socrate d’avoir trouvé le moyen de mesurer la longueur des pattes d’une puce en lui façonnant des souliers de cire. Strepsiadès semble ébloui par cette « finesse ».
Le disciple à nouveau la l’intelligence de Socrate par le biais d’une autre anecdote. Celle où il répondit à Khaeréphôn (Chéréphon) que le cousin avait un intestin étroit, que cette étroitesse fait communiquer l’intestin et le derrière, qu’alors, le derrière raisonne par la force de l’air, c’est de là que vient son bourdonnement.
De plus en plus ébahi par cette intelligence (suprêmissime !!) de Socrate, il conclut (imbécile) qu’il serait très facile d’échapper à une poursuite de justice (référence à ses dettes) en connaissant à fond l’intestin du cousin.
S’ensuit ensuite un long dialogue amusant entre le disciple et Strepsiadès. Ce dernier observe des animaux, le nez par terre, « ils sondent l’abîme du Tartare ». Strepsiadès croit qu’ils cherchent des oignons. Ils ont le derrière tourné vers le ciel, le disciple informe à Strepsiadès qu’il apprend l’astronomie.
Le disciple fait entrer Strepsiadès, lui montre ce qu’est la géométrie, l’astronomie, lui assure que cela sert à mesurer la terre entière. Il lui montre Athènes, l’Eubée. Ils découvrent Socrate juché dans un panier.
Nous vient alors une scène comique où on imagine Socrate suspendu dans les airs dans son panier. Strepsiadès apprend alors que Socrate élève ainsi son esprit afin d’admirer mieux le soleil, il ne peut bien penser sur terre car la terre attire l’humidité de la pensée, « c’est ce qui arrive au cresson » (moi pas comprendre… Est-ce qu’Aristophane compare la pensée au cresson… Hou… Y en a qui ont fumé le cocotier).
Strepsiadès explique à Socrate qu’il veut apprendre à bien parler. Il explique ensuite comment il s’est endetté, c’est-à-dire à cause d’une « maladie dévorante », « l’hippomanie ». Il lui demande de lui apprendre l’un des deux raisonnements, comme ne pas payer. Il jure par Zeus (Stooooooooooooop !)
Socrate lui annonce qu’ici, ils ne jurent pas par les Dieux. Il ajoute que les nuées sont leurs divinités. Il le saupoudre de farine afin qu’il devienne fleur de farine. (Oui c’est de la bonne !).

Parodos 1
Socrate appelle les Nuées, mères du tonnerre et de la foudre, dans une fervente prière, il les prie de venir, peu importe d’où elles viennent, que ce soit de l’Olympe où des jardins de l’océan, qu’elles viennent s’élever dans les régions supérieurs du penseur (Ca va les chevilles ?).
Les Nuées, composant le chœur, répondent à l’appel. Strepsiadès.
Le chœur, qui se surnomme « Vierges dispensatrices des pluies » veut aller aux pays de Crecrops, là se trouve le sanctuaire aux offrandes aux divinités (accumulation laudative).
Socrate apprend alors à Strepsiadès que ces divinités sont les Nuées « Nuées célestes, grandes divinités des hommes oisifs, qui nous suggèrent pensée, parole, intelligence, charlatanisme, loquacité, ruse, compréhension. »
Les Nuées apparaissent donc, sous forme de brouillard, de rosée, de fumée. Socrate lui annonce que les Nuées prennent la forme qu’elles veulent. Elles se changent en centaure pour se moquer de la manie de Xénophante par exemple, en loup pour se moquer de Simon.

Chœur 1
Strepsiadès s’adresse aux Nuées, elles lui répondent. Socrate lui apprend que Zeus n’existe pas, que ce sont les Nuées qui font pleuvoir tandis que Strepsiadès croyait qu’il pleuvait par la pisse de Zeus… (Charmant). Ce sont les Nuées qui apportent le tonnerre lorsqu’elles roulent, pleines d’eau et se brisent les unes contre les autres. Le nouveau disciple ne veut y croire, mais alors, Socrate lui dit que lorsqu’il mange aux panathénées, sont ventre ne raisonne-t-il as comme le tonnerre (oui oui nous parlons bien d’un pet). Il lui apprend également d’où vient la foudre.
Les Nuées lui souhaitent la bienvenue à condition qu’il n’ait crainte de rester debout, de marcher, d’avoir froid, de s’abstenir de manger, de boire du vin, des gymnases, il faut qu’il favorise sa conduite, sa prudence, et sa force polémique de la langue. Socrate ajoute qu’il n’adorera plus que trois dieux : Chaos, les nuées et la Langue.
Strepsiadès leur demande d’être des Hellènes le plus fort dans l’art de parler afin de retourner la justice de son côté et d’échapper aux créanciers. Le chœur (donc les Nuées) accepte, il annonce qu’il obtiendra ce qu’il désire s’il sert correctement les Nuées. Elles sont ravies de la volonté de Strepsiadès prêt à endurer tout et n’importe quoi dans le but d’échapper aux créanciers. Elles ordonnent à Socrate de lui apprendre des choses.
Socrate lui pose quelques questions (s’il apprend facilement), Strepsiadès n’aura peut-être pas besoin d ‘être battu. Il doit se mettre nu.

Parabase du chœur.
C’est là le discours d’Aristophane. Il espère être vainqueur car il voit cette pièce comme la meilleure. La comédie est comme son enfant qu’il présente, son fruit. Ce poète (Aristophane) n’essaye de porter la tête haute ni de tromper qui que ce soit. Ses pièces sont deux ou trois fois sur le même sujet, mais toujours différentes, originales, toutes sont ingénieuses. Aristophane lui touche ses personnage en plein ventre mais ne les foule pas, ne les achève pas cruellement (ex Cléon) à la différence de Eupolis. Les spectateurs qui rient de ses pièces et non des autres, on dira d’eux qu’ils ont bon goût.
???

Scène lyrique 1
Strepsiadès insupporte Socrate, en effet, celui-ci oublie tout avant d’avoir appris. Socrate lui demande s’il veut commencer par apprendre, la mesure, le rythme, ou les vers. Vient ensuite une série de quiproquos. Par exemple, lorsque Socrate parle du dactyle, l’autre personnage croit que c’est un doigt, ou bien, lorsque Socrate parle de mesure, l’autre personnage cause de demi-setier. Il ne comprend pas qu’il y ait beaucoup de choses à apprendre avant le raisonnement injuste.
Ainsi, Socrate commence par lui demander quels sont parmi les quadrupèdes les animaux qui sont mâles. Srepsiadès puis dit le coq (Heu non… Ce n’est pas un quadrupède mais bon…), Socrate lui apprend qu’on dit le coq et la femelle du coq. Il lui fait une leçon sur les genres (on dit la auge et non l’auge).
Ah ! La phrase fatidique « Mais à quoi sert d’apprendre ce que nous savons tous ? / A rien par Zeus ».
Il le fait s’allonger sur des punaises. Après quelques enseignements, Strepsiadès se rend compte qu’il n’arrive pas à retenir, il demande conseil aux nuées, celles-ci lui conseillent d’amener son fils à sa place. Il sort, retrouve son fils son fils Phidippidès. Il lui annonce que Zeus n’existe pas, le fils ne le croit pas.
Il amène son fils à Socrate. Socrate va apprendre à Phidippidès le juste et l’injuste.

Agon 1
Aristophane met en scène le juste et l’injuste
Dialogue conflictuel entre le juste et l’injuste. Selon l’injuste, il n’y a pas de justice. Le juste dit que la Justice est chez les Dieux. Le chœur met fin à ce tumulte. Il propose que ce soit le petit qui choisisse quel école il veut avoir. Il fait parler tour à tour le juste et l’injuste pour convaincre Phidippidès.
Le juste : il raconte comment c’était avant. Ecole de chant, il fallait chanter juste sinon il était roué, il fallait se tenir debout, droit, ou assis d’une certaine manière, pas les pieds croisés, pas d’amants. Gymnase, belle figure, sexe petit, joli corps.
L’injuste : détruit un par un les arguments du juste, sur les bains chauds, sur l’agora… L’injuste parvient à vaincre le juste au nombre des « derrières élargis ».

Episode 2 : Socrate demande au père s’il veut qu’il instruise Phidippidès. Oui bien sûr.

Parabase 3
Socrate a formé Phidippidès. Il lui rend son fils.
Strepsiadès ne rend pas l’argent qu’il a emprunté. Il sera puni dit le chœur. Il bat son père et veut le battre par le discours pour lui montrer qu’il a raison de le battre.
Strepsiadès se plaint aux nuées, elles répondent, tu n’avais qu’à croire aux Dieux. Il brûle la maison de Socrate.

Né en - 445 avant JC

Aristophane né en – 445 avant JC

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